Giulia Larigaldie

Vie de biographe

đŸ„ Je vais bientĂŽt dire au revoir aux personnages de mon dernier livre.

🔎 Je ne parle pas de mon troisiĂšme roman. Non, je pense aux personnages de la derniĂšre biographie multimĂ©dia sur laquelle je travaille depuis plus d’un an.

đŸ”„ Le rĂ©cit incroyable de la vie d’une femme nĂ©e en 1886 fait par sa petite-fille accompagnĂ©e de ses deux enfants. Une histoire d’amour, de fiertĂ©, de transmission. Une histoire de famille. Pour que la voix d’OthĂ©lie ne s’éteigne pas et continue de briller, mĂȘme 100 ans plus tard.

🧹 On y parle de colporteurs, de traite des blanches, de passage du col du Grand-Saint-Bernard Ă  10 ans, des guerres, de la pandĂ©mie de grippe espagnole, du Front Populaire


🎈 Cette femme dĂ©cĂ©dĂ©e depuis 45 ans m’a accompagnĂ©e, habitĂ©e ; elle s’est rĂ©vĂ©lĂ©e puis parfois elle s’est dĂ©robĂ©e ; elle m’a Ă©mue puis m’a faite rire. J’ai aimĂ© sa gouaille, ses petites manies, ses petitesses et sa noblesse aussi. Comme n’importe lequel des personnages de mes romans.

💓 Alors vous comprenez, je suis partagĂ©e entre diffĂ©rentes Ă©motions contradictoires : le soulagement (un projet long et complexe bien terminĂ©), le manque et la nostalgie anticipĂ©s, la fiertĂ© d’avoir ajoutĂ© au compteur un nouveau livre. Mais surtout, ce sentiment d’ĂȘtre privilĂ©giĂ©e car ces humanitĂ©s cĂŽtoyĂ©es m’ont enrichie et je mesure la grĂące de faire un mĂ©tier qui me passionne et me nourrit, qui est chargĂ© de sens et en accord avec mes valeurs.

👉 Et vous, que ressentez-vous Ă  la fin d’un projet ?